G.H.C. Bulletin 96 : Septembre 1997 Page 2079

QUESTIONS

97-168 DUBOURDIEU (Martinique, 18°)
J'ai dans mon ascendance la famille DUBOURDIEU de  Bayonne 
puis Martinique, sur laquelle j'ai beaucoup d'informations 
que  je suis prêt à communiquer aux intéressés.  En  voici 
une rapide synthèse :
Le  28  thermidor  an  XI  (16/08/1803),  à  St-Pierre  le 
Mouillage,  Bernard DUBOURDIEU,  lieutenant de vaisseau de 
la République française, commandant l'aviso La Coureuse et 
en cette qualité commandant la rade de St-Pierre, natif de 
Bayonne, fils du capitaine Jean DUBOURDIEU, de Bayonne, et 
de  Catherine  CASTETS  (sa  3ème  épouse),  épouse  Marie 
Philippe LANGE, fille mineure de feu François, négociant à 
St-Pierre,  et  de Jeanne DETCHEVERRI sa veuve,  épouse en 
secondes noces d'Antoine TESTON. 
Ils  auront  quatre  enfants  dont  l'aîné,  mon  ancêtre, 
prénommé  Louis Thomas Napoléon,  est né à St-Pierre le  4 
juin  1804 et baptisé le 12 fructidor  XIII  (30/08/1805); 
parrain Louis Thomas Villaret de Joyeuse,  grand cordon de 
la  Légion  d'Honneur,  amiral et capitaine général de  la 
Martinique;   marraine  Rose  Claire  Sanois,   veuve   de 
Lapagerie,  mère  de  l'Impératrice  (plus tard  baron  du 
Bourdieu,  il épousa Rose Louise Hortense SENES et en  eut 
sept enfants dont Clémence Louise Hortense épouse de Louis 
Lazare Napoléon TABUTEAU).  
Or  un de mes correspondants internautes canadiens,  Cyril 
G.  DuBourdieu,  se  réfère à un ouvrage de Samuel  Smiles 
LL.D  "The  Huguenots,  their  settlements,  churches  and 
industries" (6e édition,  Londres, 1899), selon lequel une 
branche  de  la  famille  DUBOURDIEU,  huguenote,  s'était 
exilée en Angleterre (comme des TABUTEAU après 1685).  Des 
DUBOURDIEU se sont  signalés comme pasteurs protestants et 
comme officiers.  Beaucoup d'officiers protestants en exil 
ont  joint  l'armée anglaise où ils  se  sont  distingués. 
Voici la traduction d'une note :
- Un  arrière-petit-fils  de  Du  BOURDIEU,  le  capitaine 
Saumarez DUBOURDIEU, était officier de l'armée britannique 
à la prise de la Martinique en 1762. Il reçut la reddition 
du  commandant  français qui lui dit en lui remettant  son 
épée :  "Mon malheur est moins pénible puisque je dois  me 
rendre  à un DUBOURDIEU,  un parent que j'estime;  mon nom 
est également DUBOURDIEU !"
Qui  connaît  cette anecdote ou pourra en  rechercher  les 
circonstances  (identité des protagonistes et fait  histo- 
rique) ?
Un autre correspondant du Canada m'indique que c'est  Jean 
Armand  DUBOURDIEU,  de cette famille nombreuse  d'origine 
béarnaise,  qui,  pasteur  à  Montpellier,  se  réfugia  à 
Londres  (alors  qu'une  autre branche préféra  rester  en 
France  pour garder les terres ou domaines).  Un  fils  de 
Jean   Armand  avait  pour  prénom  Saumarez;   parmi  ses 
descendants on trouve le capitaine Saumarez DUBOURDIEU, le 
colonel  Arthur  DUBOURDIEU,  les  capitaines  Francis  et 
George William DUBOURDIEU.
Un beau-frère de ces DUBOURDIEU,  Dr J. Wilmshurst, aurait 
publié   en  1864  "Pedigree  of  the  noble   family   or 
Dubourdieu"  qui donne peut-être des détails sur l'épisode 
martiniquais   mais  je  ne  peux  trouver  ce  livre   en 
Australie.  
En  outre,  les  DUBOURDIEU  de  Bayonne  puis  Martinique 
seraient   vaguement   apparentés  aux  SANOIS   par   les 
DETCHEVERY  (et  par eux aux LAPAGERIE).  Qui  aurait  des 
informations sur l'ascendance de Marie Philippe LANGE ?
                                              Ph. Tabuteau
NDLR  Il  est  exact que les Anglais,  qui  occupaient  la 
Guadeloupe depuis 1759,  s'emparèrent de la Martinique  en 
1762  (capitulation signée le 2 mars).  Avec le traité  de 
Paris du 10 février 1763,  la France récupéra les Antilles 
et perdit le Canada.
Mais  pas  de  DUBOURDIEU dans  l'index  de  Colonies  C/8 
(correspondance des gouverneurs de Martinique).
97-169 DUCHASSAING de FONTBRESSIN (Guadeloupe, 19°)
Je  cherche  le  lieu exact de décès  et  d'inhumation  du 
docteur  Placide  DUCHASSAING de FONTBRESSIN,  médecin  et 
naturaliste,  pionnier de l'étude de la faune marine et de 
la  flore aux Antilles et en Guyane.  Né en Guadeloupe  où 
ses  ancêtres,  originaires  du  Périgord,  étaient  venus 
s'établir comme planteurs,  il serait mort en Dordogne  le 
16 septembre 1873.  Je cherche aussi toute information sur 
ses quartiers en Périgord et aux Antilles.       M. Rateau
NDLR Voir GHC pp. 1433 et 1557 question 95-114.
Quelques éléments de réponse, répondre de façon exhaustive 
étant trop long :
Ascendance en Guadeloupe :
1 Edmond Placide DUCHASSAING de FONTBRESSIN
  o 21/11 d Le Moule 01/12/1818
  + 16/09/1873 à "La Retraite", près de Périgueux
  x ca 1850 Gabrielle (ou Alexandrine Catherine Olympe) 
     SERGENT ALLÉAUME (ou deux unions successives, ou 
     confusion avec sa mère !) 
  Nombreux frères et soeurs (et nombreux enfants, d'après 
     les manuscrits de Ballet).
2 Joseph Placide DUCHASSAING de FONTBRESSIN "usinier"
  o Antigue ca 1799
  + Le Moule 19/07/1864, 70 ans, rue de Jacob
  x Le Moule 24/04/1816 Catherine Gabrielle SERGENT 
     ALLÉAUME, fille de + Charles Modeste et Catherine 
     Angélique BOUIN (ou BONIN ou BOIVIN)
     o St-Pierre (Martinique) ca 1797
     + Le Moule 10/01/1863, 65 ans, 2 rue Jacob
4 Joseph Simon Placide DUCHASSAING de FONTBRESSIN, major 
  au 14e régiment d'infanterie française en Guadeloupe
  o Périgueux (24) ca 1764
  x Le Moule 28/05/1792 Marie Anne Antoinette COUDROY de 
     LAURÉAL, fille de + Nicolas Léon, commandant de Ste-
     Anne, et Marie Madeleine BRUNY de CHATEAUBRUN
8 Joseph DUCHASSAING de FONTBRESSIN, garde du roi, capi- 
  taine de cavalerie, chevalier de St-Louis
  x Marie AUBIN (en Guadeloupe) ou OUBY de BOULONNEYS (en 
     Périgord)
Ascendance en Périgord dans Chaix d'Est-Ange pp. 70-72.
97-170 Habitation "La Jacquart" (Martinique, 18°)
Une  plaquette de l'office du tourisme martiniquais sur Le 
Prêcheur,  avant  de  préciser que la mairie  et  l'église 
furent construites sous l'administration d'Ashton  TARDON, 
vers  1930,   rappelle  "que  c'est  sur  l'habitation  La 
Jacquart  que fut mis en terre le premier plan de café par 
le capitaine DESCLIEUX en 1723" (erreur pour 1720).  Mais, 
seul problème,  ils ne savent pas où elle est située ! Qui 
peut le dire ?                                  C. Cotelle
97-171 LEFEBVRE de LARAQUE (Haïti, 18°-20°)
Un LEFEBVRE de LARAQUE,  comte de MERCOEUR (?),  procureur 
du roi à St-Marc, vivant à la fin du XVIIIe siècle, paraît 
à   l'origine   d'une   nombreuse   postérité   haïtienne. 
Appartient-il aux ROSSIGNOL LA CHICOTTE de LA RAQUE  (dont 
un  époux  d'une LEFEBVRE) ou à une autre famille  ?  Tout 
renseignement sur sa descendance m'intéresse.  J. de Cauna


Page suivante
Retour au sommaire



Révision 23/01/2005